Interview d'Edu Falaschi pour Darkside e-zine, publiée en novembre 2008, par Ksenia

 

"Ksenia : Salut Edu ! Mon nom est Ksenia, je suis journaliste en Russie pour Darkside E-Zine. Tu te souviens peut-être de moi, tu m’avais invité au Brésil (rires)

Edu Falaschi : Oui, maintenant je me souviens de toi ! Bonjour Ksenia ! Et bien, je dois être en train de parler à un ange. Et l’interview sera pour les cieux !

Ksenia : Bien, bien … pas pour les cieux mais pour Darkside (rires). Bien commençons ! Lorsque nous avions parlé d’Almah il y a deux ans environ (c’était au « Apelsin » club avant le concert d’Angra), pouvais-tu imaginer qu’Almah deviendrait un vrai groupe et ton projet principal ?

Edu falaschi : En fait, lorsque j’ai sorti le premier album, c’était en 2006, je travaillais en même temps pour Angra, et je pensais que probablement Angra aurait des problèmes à l’avenir, même en 2006, je connaissais déjà les problèmes d’Angra, et j’essayai de me tourner vers l’avenir, et j’imaginais déjà qu’Angra devrait certainement stopper. Et Angra s’est réellement arrêté en juillet 2007. Lorsque j’ai sorti le premier album, c’était un album solo, je savais que peut-être à l’avenir, Almah pourrait devenir un groupe. Et quand Angra s’est réellement arrêté, nous ne savions rien sur le futur du groupe et quand nous pourrions reprendre nos activités. J’ai donc décidé en décembre 2007 de créer un nouvel album d’Almah, mais en tant que vrai groupe, un groupe à plein temps. Je l’ai fait et j’ai enregistré l’album l’année dernière, voilà l’histoire.

Ksenia : Qu’est-ce que cela signifie pour toi d’être un vrai groupe ? Est-ce que cela signifie seulement que le groupe va sortir des CDS, des nouveaux albums, donner des concerts ou est-ce quelque chose de plus, quelque chose de différent que de donner des concerts et faire des albums ? Et quelle est la différence entre le véritable groupe Angra et le véritable groupe Almah ?

Edu Falaschi : A mon avis, avoir un vrai groupe est plus fort que de faire un album solo, parce que quand tu as un groupe, tu as 4 ou 5 personnes qui travaillent pour le groupe, tu as 5 personnes qui donnent leur foi et se qui se battent pour réaliser les rêves du groupe. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai créé un vrai groupe, je voulais avoir un véritable album de métal, je voulais vraiment le faire. Je suis sûr que nous y sommes arrivés, parce que la qualité de l’album est très bonne, c’est vraiment bien. Je sais que si j’avais fait cet album tout seul, seulement par moi-même comme un album solo, il n’aurait pas été aussi bien. Mais maintenant nous sommes 5 mecs qui jouent très bien, nous sommes concentrés, tout le monde dans Almah s’est focalisé sur l’album. C’est pourquoi l’album est très fort.

C’est ce que je pense.

Ksenia : La formation du line-up d’Almah a été longue et houleuse, pendant une courte période ton frère Tito Falaschi et le guitariste de Dr Sin on fait partie du line-up. Il semblait à l’automne 2007, que le line-up définitif du groupe était trouvé – Toi, Felipe Andreoli, Aquiles Priester, Marcelo Barbosa. Mais pourquoi le précédent line-up a disparu ? Par exemple Aquiles. Comment sont arrivés les 5 nouveaux musiciens ?

Edu Falaschi : En fait, lorsque j’ai décidé de former un vrai groupe, j’ai eu besoin d’avoir les bonnes personnes dans le groupe – des gens qui voulaient vraiment travailler pour le groupe, des gens qui voulaient vraiment créer quelque chose de nouveau et monter un vrai groupe. Mais ces personnes – Aquiles (Priester – batterie), Fabio (Laguna – clavier) – n’étaient pas dans le même état d’esprit que moi, Felipe et Marcelo Barbosa. C’est pourquoi j’ai décidé d’inviter un autre batteur, Marcelo Moreira, et un autre guitariste qui s’appelle Paulo Schroeber. J’ai invité ces mecs, parce que ce sont des spécialistes, ils sont vraiment heureux avec le groupe, ils travaillent dur et aime cette musique. Ils vivent Almah. C’est pourquoi j’ai décidé d’inviter ces nouveaux mecs. Même s’ils ne sont pas célèbres, ce sont des musiciens étonnants. Et à mon avis, ce line-up est au final le meilleur line-up que je pouvais avoir au Brésil. Le batteur est le meilleur batteur de power-métal que nous avons au Brésil à ce jour et Paulo Schroeber et Marcelo Barbosa jouent parfaitement bien ensembles. Nous avons de très bons guitaristes. C’est pourquoi je crois que j’ai une grande équipe, un grand groupe, c’est pourquoi j’ai invité ces personnes, parce que ce sont les bonnes.

Ksenia : Tu n’es pas inquiet du fait que tous ces musiciens ont leurs propres projets ? Par exemple, Andreoli a Time Out, Bittencourt Project, Barbosa a Khallice et son institut de guitare, Marcelo Moreira a Burning In Hell, Paulo Schroeber prévoit de sortir son album solo … Ne crains-tu pas que tous ces musiciens portent moins d’attention à Almah en raison de leurs projets personnels ?

Edu falaschi : En fait, lorsque j’ai invité tout le monde à se joindre au groupe, Andreoli avait déjà son groupe Time Out, Marcelo Barbosa avait déjà Khallice et notre batteur jouait déjà dans Burning In Hell … Mais bien sûr, je n’aime pas être un dictateur (rires), et je ne voulais pas dire aux gars « OK, vous êtes à moi, il ne faut jouer avec personne d’autre » (rires). Je ne voulais pas leur dire ça alors je leur ai expliqué, « Vous avez vos projets, mais j’aimerai vous avoir pour m’aider a créer Almah. Voulez-vous le faire ? » Et tout le monde maintenant est concentré sur Almah et les autres projets Time Out, Burning In Hell et Khallice sont totalement stoppés. Ils ne travaillent pas pour ces groupes. Parfois ils font quelque chose pour eux, des concerts, mais ils travaillent vraiment pour Almah. Nous avons beaucoup de concerts au Brésil en décembre, en janvier, nous sommes vraiment très occupés et en même temps j’ai Angra aussi, nous n’avons pas quitté Angra. Angra a juste stoppé ses activités et pris du repos, mais je vais probablement revenir avec Angra en mars. Je vais essayer de travailler avec les deux groupes en même temps – Almah et Angra. Mais bien sûr je sais que ce sera un peu difficile, parce que je sais qu’Angra est un grand groupe, très connu, très demandé, mais finalement ce n’est pas si difficile – si tu as le temps. Quand j’aborderai une autre étape avec Angra en mars, je travaillerai pour Angra et parfois pour Almah. Quand Angra stoppera à nouveau, peut-être dans un an ou deux, je reviendrai avec un nouvel album d’Almah, et puis quoi ? …C’est la vie de musicien ! (rires)

Ksenia : Et à propos de toi ? Que va-t-il se passer si demain Angra revient et qu’Almah se transforme de nouveau en side-project ? Crains-tu cela ?

Edu Falaschi : En fait, je n’ai pas un groupe principal, et j’ai parlé aux mecs d’Angra, nous avons eu une réunion en décembre, et ils ont dit « OK, nous allons revenir en 2009 ». Et j’ai dit « OK, super, j’aime Angra, j’aimerai revenir en Russie, et puis avec Angra tout est cool, j’aimerai retourner en Russie avec Angra, pour rencontrer à nouveau Ksenia » (rires). Mais Almah est en train de grandir, Almah a un futur, Almah a des objectifs à court terme – Et je veux les réaliser. L’idée est de travailler les deux en même temps, mais bien sûr Angra est plus grand qu’Almah, c’est naturel et de plus Almah est un nouveau groupe. Je suis célèbre, Felipe est célèbre, mais le nom d’Almah lui-même est neuf. Nous travaillons beaucoup pour faire plus de concerts, pour faire plus d’albums, cela prendra du temps, mais Angra est un grand groupe, avec une longue histoire, alors je ne peux pas me mettre en concurrence avec Angra et son histoire. Et en ce moment je n’ai pas une seule priorité, pour moi c’est juste une question de temps. Donc si Angra s’arrête je travaille avec Almah, si Angra revient et que j’ai besoin de travailler plus avec Almah, je dirai aux mecs d’Angra d’attendre, parce que j’ai quelque chose à finir avec Almah, et après je reviendrai avec Angra. Mais en ce moment nous venons de sortir l’album d’Almah, nous avons fait la promotion en octobre, novembre, décembre et janvier et nous avons donné des concerts au Brésil. Bien sûr, j’aimerai jouer en Europe, mais l’Europe devient de plus en plus difficile à atteindre pour les nouveaux groupes. J’espère que je pourrai aller en Europe et au Japon avec Almah. Pour moi cet album est comme le premier album d’Almah, parce que c’est le premier album que nous avons enregistré en tant que groupe. Peut-être que je pourrai aller en Europe en avril, parce certaines personnes m’y ont invité. Alors je dirai aux mecs d’Angra : « OK, je veux aller en Europe avec Almah, et après je reviendrai et commencerai à travailler pour Angra ».

Ksenia : Almah est donc ta priorité ?

Edu Falaschi : Oui absolument, mais quand Angra reviendra, Angra sera ma priorité. Angra s’est arrêté, je me suis donc investi dans quelque chose d’autre qui est devenu ma priorité, oui, mais quand Angra reviendra, je donnerai à Angra plus d’attention. Mais je veux dire que j’ai deux groupes, et je ne vais pas créer d’autres projets, ces deux groupes sont assez pour moi. J’ai beaucoup de choses à faire et je veux avoir à la fois Almah et Angra, c’est tout.

Ksenia : Quand Angra a joué à Moscou en mars 2007, personne ne pouvait imaginer qu’il y avait des problèmes dans le groupe. Presque un an plus tard, nous apprenions qu’il y avait des problèmes avec le management, que c’était vraiment chaud, et que même au début de la tournée il y avait un conflit entre les musiciens. A quel moment la situation est devenue ingérable ? Et quelles mesures ont été prises pour sortir de cette crise ?

Edu falaschi : J’étais nouveau dans Angra, parce que j’ai rejoint le groupe en 2000 et vers 2002 nous étions très tristes, parce qu’il y avait des problèmes avec le manager, mais nous nous sommes dit : « OK, nous avons un grand avenir avec Angra, oublions tout ça ! ». Mais au cours du temps tout allait de plus en plus mal. Et finalement c’est devenu très difficile pour nous de continuer avec Angra, et la situation au sein du groupe entre les musiciens était devenue très mauvaise. Peut-être à cause de tous ces problèmes avec le management. Tout le monde était très nerveux, tout le monde était en colère à longueur de temps, très triste, et la situation ne permettait pas de jouer avec enthousiasme, tout le monde jouait pour l’argent, comme un travail, tu sais. Mais je n’aime pas ça, je suis un musicien, je joue avec mon coeur et je mets ma voix dans les morceaux avec toutes mes émotions, c’est pourquoi je ne peux pas jouer seulement pour l’argent. Et pour les autres mecs du groupe, c’était la même chose. Ils ont décidés de quitter le groupe, et ont dit « Ok, ça n’a pas de sens de faire des concerts seulement pour le business, nous voulons être heureux, nous voulons être musicalement satisfaits avec le groupe ». Nous avons eu beaucoup de problèmes au sein du groupe, tout le monde était en lutte contre tout le monde tout le temps. C’est pourquoi nous avons décidé de stopper, de résoudre les problèmes à l’intérieur du groupe. Nous avons arrêté depuis un an et demi, et maintenant, Angra veut revenir en mars.

Ksenia : Dans Almah, toi et Felipe avaient montré votre capacité à composer des morceaux, à être des producteurs, des big boss. Quel rôle vois-tu pour toi quand Angra reviendra ?

Edu Falaschi : Je suis vraiment satisfait de ma position dans Almah, parce que j’ai créé Almah. Tout le monde s’est fait à ma voix, il n’y a pas de comparaisons avec un autre chanteur, parce que je suis le créateur d’Almah, alors pour moi, c’est mieux de jouer dans un groupe comme cela, c’est plus confortable. Mais dans Angra (j’ai rejoins le groupe en 2000), le groupe existait déjà, neuf ans avant moi, tout était déjà établi. Ca a été difficile au début de faire ses preuves auprès des gens, et l’une des principales difficultés dans Angra pour moi est que j’ai besoin de chanter très haut tout le temps, et les compositeurs, les principaux compositeurs, ceux qui font les lignes de chant – bien, parfois je dois chanter des lignes vocales avec lesquelles je ne me sens vraiment pas à l’aise. Mais dans Almah je fais tout avec ma voix et pour ma voix. C’est donc très naturel pour moi. Si nous apportons quelques changements dans Angra, se serait la possibilité de créer pour chaque morceau mes propres lignes vocales. Mis c’est impossible, parce que Kiko (Loureiro) et Rafael (Bittencourt) sont de grands compositeurs, mais c’est parfois difficile pour moi. Mais je dois essayer de combiner mon style avec leurs styles et essayer de trouver quelque chose de cool pour Angra. Mais la plus grande différence entre Almah et Angra est que dans Almah c’est plus confortable de chanter pour moi, mais bien sûr, j’aime chanter les chansons d’Angra, c’est vraiment cool. Mais quand j’ai besoin de chanter tous les morceaux de l’ancien chanteur, pour moi c’est un peu étrange, parce que le style est totalement différent du miens. Je ne chante pas vraiment très haut par exemple. Je chante dans un style différent, ma voix est plus basse, plus forte – c’est juste différent. C’est mon idée.

Ksenia : Almah n’est pas le premier groupe qui a été fondé autour de toi, autant que je me souvienne, le premier groupe était Mitrium, et avec ce groupe tu es arrivé à Sao Paulo, et tu as participé au concours pour devenir le chanteur de Iron Maiden. Comment c’était ? Pourquoi tu as du stopper tes activités avec ce groupe et faire un break dans ta carrière rock ?

Edu Falaschi : Et bien ça fait longtemps, c’était en 1993 ou 1994, je ne sais plus. J’étais vraiment jeune, et j’avais un autre groupe, c’était mon premier groupe Mitrium, et je faisais la promotion de l’album, nous avions enregistré un vinyle, parce qu’en 1994, nous n’avions pas les CD. J’ai donc enregistré un vinyle et assuré la promotion à Sao Paulo, et j’ai ensuite été invité à participer à ce concours, et j’ai décidé d’y participer parce que cela pouvait être vraiment cool pour mon groupe, parce que j’ai fait beaucoup d’interviews, de promotion, ici au Brésil et je suis devenu célèbre ici comme chanteur. Et mon groupe allait très bien. C’est ma carrière, j’ai commencé à chanter du métal et ce concours avec Iron Maiden m’a beaucoup aidé. Après j’ai eu un autre groupe Symbols, jusqu’à ce que les mecs d’Angra m’invitent à les rejoindre en 2000, de sorte que je chante avec Angra depuis près de 10 ans.

Ksenia : J’ai vu dans ta biographie que tu avais étudié le droit. Comment as-tu appris à chanter ? Vas-tu travailler de nouvelles techniques de chant ?

Edu falaschi : Oh, ça fait longtemps (rires). J’ai commencé à chanter quand j’avais environ 16 ans, et j’ai eu pas mal de groupes mais en fait, j’ai commencé ma carrière en jouant de la batterie. Mais j’étais un mauvais batteur et j’ai alors décidé de jouer de la guitare et je joue bien, et ensuite j’ai eu un groupe au Brésil dans lequel je jouais de la guitare. Mais le chanteur allait très mal. Et le groupe a décidé de me mettre à sa place. J’ai commencé à chanter et tout le monde a dit « OK, c’est cool, tu chantes vraiment bien. Ne joue plus de guitare. Chante ». J’ai commencé à chanter et je chantais tout le temps, ensuite j’ai commencé à composer et à faire mes propres morceaux. Et puis j’ai décidé de prendre des cours avec des professeurs ici au Brésil pour qu’ils m’apprennent à chanter correctement et sans m’abîmer la voix. J’ai beaucoup étudié et je continue à le faire, parce que pour un chanteur, c’est vraiment important – tu a s besoin de pratiquer le chant tout le temps. C’est ma vie.

Ksenia : Dans le nouvel album d’Almah « Fragile Equality » tu chantes différemment. La manière dont tu chantes dans cet album est très différente de la manière dont tu chantes dans Angra ainsi que dans le premier album d’Almah. Quelle est la raison de ce changement ? Est-ce du au fait que tu travailles beaucoup ta technique vocale, ou c’est juste parce que tu étais responsable de la production et tu pouvais faire ce que tu voulais avec cet album ?

Edu falaschi : Je pense que chaque album est une révolution. Je cherche toujours à faire beaucoup de choses et à me développer en tant que chanteur, producteur, personne. J’essaye toujours de m’améliorer en tout. Et bien sûr, faire la production de cet album, « Fragile Equality » a ajouté à cette transformation. J’étais aussi le producteur du premier album d’Almah. Pour moi c’est vraiment bien parce que quand je compose la chanson, quand j’ai composé cet album même au départ je savais déjà quel genre de voix je voulais mettre sur le morceau. J’ai tout fait depuis le début, j’avais tout entre les mains. Tout était sous mon contrôle. Pour moi faire les choses comme ça est mieux en tant que chanteur, parce que je peux tout faire à ma façon. C’est facile, parce que personne d’autre que moi ne peut mieux comprendre ma voix. C’est vraiment important d’être profond dans son travail, et de savoir tout ce que tu vas faire dans le future, parce que tu peux le faire parfaitement. Et je suis vraiment satisfait de « Fragile Equality », parce que je pense que c’est le meilleur album que j’ai enregistré de ma vie. Et pour moi « Fragile Equality » est le meilleur album de métal de 2008.je veux dire album de power métal. C’est pourquoi je suis très heureux.

Ksenia : Beaucoup de monde considère que ta voix est vraiment étrange sur le titre « Fragile Equality », qu’elle sonne comme la voix du chanteur de Metallica, mais pas comme la voix du chanteur d’Almah(rires). Qu’as-tu fais pour que ta voix sonne comme ça ?

Edu Falaschi : Oui, c’est une sorte de morceau thrash métal, et j’ai donc décidé de chanter avec plus de puissance, de combiner différentes façons de chanter dans ce morceau. Mais la ligne est très mélodique, c’est pourquoi j’ai essayé de chanter doucement pour que cela se combine avec le reste. Mais l’idée principale était de faire une ligne de chant bien lourde. Dans Angra c’est bon de montrer ce genre de voix, en dépit du fait que le groupe est d’un style totalement différent. Mais si tu regards les autres groupes, avant Angra, tu entendras des choses comme cela, quelque chose de plus agressif, plus fort. Mais en fait, dans le premier album d’Almah, il y a un morceau « King », et tu peux aussi entendre une ligne vocale comme ça – très très forte et heavy. Pour moi, c’est naturel, ce n’est pas difficile."

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